Poems Without Frontiers

Poems in Translation

David Paley




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Dead Leaves
David Paley

I drank to life when I fought for the right of kings
And hailed the dawn for its new day toil.
Then I rode with a spirit to match the sunburnt briar
Before I sank from sight unnoticed by the passing throng
To await the curse of that tyrant, Time,
The patient victor who mocks at all his foes.
Now, like a dried up leaf that bids a long farewell
When turned from youthful bloom to an aged bronze,
I cling with the strength of a despairing will
To a life from which I must shortly part
And dread the final blast that will shake my hold
To send me reeling to another world.

If I were a shivering leaf with loosened grasp
I would slip from the peak that I achieved
Into a chasm of streaming air
Where I could enjoy a brief new life
No more to dread the summons that was to come
But freed, at last, to drift beyond my earthbound fears.
What joy to be released from my precarious perch
And cast away restraining chains;
To leap again with friends as in our bygone days
Faithful still as old even as we fall to greet our grave
Where we would remember our bold fresh youth
And give no more thought to the ravages of age.

What delight would come, however short, in wafting weightless through the air:
To spin, to fall but rise again, circle, turn and soar with pretended wings;
To flutter as a butterfly would in spring and fall so gently to the earth
To touch the ground that gave us life and seek a melting joy in clay;
Then to lie heaped in the embrace of others upon the ground
With only one more simple hope to nourish us:
That we would rise again in rapid circles if only to another's tune
To swirl once more as scattered leaves to the music of the wind
Until the melody fades and we are put aside once more
To feel the pinch of the night time frost until the hour is set
When we are consigned to darkness and the everlasting void
Replaced by the eager new recruits of spring.

You flakes of snow falling from that heaped grey mass
Self delusion will soon be cured when you reach the ground.
Do not hurry to seek your goal; you will not outlast the next day sun
And will be doomed to melt away from sight, forgotten as soon as dreams;
For we are born to serve within the confines of a higher force
And be cast away when the task is done:
So feeble are our vaunted strengths, so short our active lives!
Can we bid the swallows to remain or the days of youth return
Or find again the first love's pain when spring has long departed?
Do we command the world or are we but a tool of Time
To serve our span and then retire to be eclipsed like stars
That vainly strive to rule the heavens outshone by bright new day?

You thousand babbling brooks that wind across the dales,
Join your unquenched forces to the wider stream
That the mighty torrent may flow on forever!
Flow, river, with your rolling waters through the valley floor
Beneath the dancing leaves of autumn;
Roll to the sea with your course determined
With your strength renewed by the winter snows
And you may see me sail with envy across your view
As the merest subject of the slightest breeze;
But think of my soul bearing still its raging heart
Like a former god deposed from his seat of Olympian power
Who soars to the heights above on a steed of autumn winds.

Love has but a fleeting chance to thrive
Before our lives are withered by autumn days
And our brief light flickers to a close.
Therefore, scatter my dust upon the lawn
But look on those falling October leaves
And pause for my passing soul.
Happy is the memory of times gone by
When I was in my springtime glory
But think no more of me unless it be
Of our dancing through the years:
Fly with me whilst your thoughts are able
And we will whirl together despite our tears.




Les Feuilles Mortes
David Paley

Je buvais à la vie quand je combattais pour la cause des rois
Et saluais l'aube pour son labeur du jour naissant;
Alors je chevauchais avec un esprit d'égalité,la bruyère brûlée par le soleil;
Avant de disparaître dans la foule qui passait
Pour attendre la malédiction de ce tyran: le temps,
Vainqueur patient qui se moque de tous ses adversaires.
Maintenant comme une feuille sèche qui donne un long adieu,
Et transforme un jeune épanouissement en un bronze âgé
Je m'accroche avec la force du désespoir
A la vie de laquelle je dois partir bientôt
Et crains la bouffée finale qui secouera mon équilibre
Pour m'envoyer tournoyer dans un autre monde.

Si j'étais une de ces feuilles tremblantes d'une poignée détachée
Je glisserais de la pointe que j'atteindrais;
Dans un gouffre de courant d'air,
Où je pourrais jouir d'une brève vie nouvelle.
Plus à craindre les appels à venir,
Mais libre enfin, d'avancer au-delà de mes peurs terrestres.
Quelle joie d'être délivré de mon perchoir précaire
Et de jeter les chaînes qui me retiennent.
Pour sauter de nouveau avec des amis comme dans les anciens jours
Fidèles encore comme autrefois jusqu'au moment d'accueillir notre tombe
Où nous nous souviendrons de notre nouvelle jeunesse audacieuse
Et ne prêterons plus attention aux ravages du temps.

Quel délice ce serait, bien que bref, d'être transporté léger dans l'air,
De tournoyer, tomber, mais se relever, s'enrouler, prendre son essor avec des ailes imaginaires
Voltiger comme un papillon au printemps et tomber doucement sur la terre,
Toucher le sol qui nous a donné la vie, et chercher une joie se fondant dans l'argile
Alors s'allonger entassé, dans l'étreinte des autres sur le sol
Et nourrir seulement une fois de plus un simple espoir:
De nous lever encore en cercles rapides ne serait ce que pour une mélodie qui suivrait
Tourbillonner une fois de plus comme les feuilles dispersées dans la musique du vent,
Jusqu'à ce que la mélodie s'estompe et que nous soyons encore emportés
Ressentir le pincement du givre de la nuit jusqu'à l'heure
Où nous serons destinés à l'obscurité et au vide éternel
Remplacés ensuite par de nouvelles recrues du printemps.

Vous flocons de neige tombant de cet amoncellement de masse grise
Votre illusion sera bientôt guérie quand vous atteindrez le sol
Ne vous précipitez pas pour toucher le but, vous ne durerez pas au jour ensoleillé
Et serez destinés à fondre à vue d'oeil oubliés, aussi vite que des rêves
Car vous êtes nés pour servir au-delà des confins d'une force supérieure
Et faire naufrage quand la tâche est achevée.
Aussi faibles sont nos vaniteuses forces, aussi courtes nos vies actives!
Pouvons nous ordonner aux hirondelles de rester et aux jours de notre jeunesse de revenir
Ou retrouver la première peine d'amour quand le printemps est parti depuis longtemps?
Commandons-nous le monde ou ne sommes-nous qu'un outil du temps
Pour servir notre courte durée et ensuite s'éclipser comme les étoiles
Qui s'efforcent en vain de gouverner les cieux et dont la lumière est dépassée par celle
du nouveau jour?

Vous millier de ruisseaux babillards, serpentant dans les vallées
Unissez vos forces inassouvies à celle du fleuve plus large;
Afin que le puissant torrent coule pour toujours
Coule rivière avec tes eaux roulantes à travers le sol de la vallée,
Sous les feuilles dansantes d'automne.
Roule vers la mer avec ton parcours tout tracé
Avec ta force renouvelée par les neiges d'hiver.
Et tu peux me voir naviguer avec envie à ta vue
Comme le plus simple sujet de la plus légère brise;
Mais pense à mon âme supportant un coeur toujours aussi fort
Comme un ancien dieu dépossédé de son siège par le pouvoir de l'Olympe
Qui prend son essor dans les hauteurs sur un destrier de vents d'automne.

L'amour n'a qu'une petite chance de se développer
Avant que nos vies se fanent aux jours d'automne
Et que notre brève lumière vacille et s'éteigne.
Alors disperse ma poussière sur la pelouse;
Mais fais attention aux feuilles tombantes d 'octobre
Et marque une pause pour mon âme disparue.
Heureux est le souvenir des temps passés
Lorsque j'étais dans ma gloire printanière
Mais ne pense plus à moi sauf si c'est
Pour penser à nos danses à travers les années:
Vole avec moi pendant que tes pensées en sont capables
Et nous tournoierons ensemble en dépit de nos larmes.

Traduction: © Gabrielle Laye




Tote Blätter
David Paley

Ich trank zum Leben, als ich für das Recht der Könige stritt
Und begrüßte die Morgendämmerung für ihre neu Tags Arbeit.
Damals ritt ich mit einem Geist, der den sonnengebrannten Dornbusch maß,
Bevor ich unbemerkt außer Sicht der vorbeigehenden Menge sank,
Um den Flucht jenes Tyrannen, der Zeit, zu erwarten,
Der geduldige Sieger, der alle seine Feinde spottet.
Jetzt wie ein dürres Blatt, das einen langen Abschied nimmt,
Wann von der jungen Blüte zur alten Bronze umwandelt,
Klammere ich fest mit der Stärke eines verzweifelten Willens
An einem Leben, von dem ich in Kürze scheiden muß,
Und furchte den letzten Windstoß, der meinen Griff schütteln wird,
Um mich torkelnd an eine andere Welt zu schicken.

Wäre ich jene zitternden Blätter mit losem Griff,
Würde ich mich von der Gipfel lösen, die ich erreicht habe,
In einen Abgrund der strömenden Luft zu senken,
Wo ich ein kurzes neues Leben genießen könnte,
Nicht mehr vor der kommenden Aufforderung zu bangen,
Sondern, endlich freigelassen, jenseits meinen irdischen Fürchten zu treiben.
Was für Freude von meinem unsicheren Ast befreit zu werden
Und einschränkende Ketten abzuwerfen!
Wieder mit Freunden wie in den vergangenen Tagen zu springen,
Immer noch treu wie in der alten Zeit, indem wir fallen, um unser Grab zu begrüßen,
Wo wir unserer kühne frische Jugend erinnern würden,
Und nicht mehr an die Spuren des Alters bedenken.

Was für Freude kommen würde, so kurz wie immer, gewichtlos durch die Luft zu wehen:
Herumzuwirbeln, zu fallen aber uns nochmals zu erheben, kreisen, drehen und mit vorgetauschten Flügeln schweben;
Zu flattern wie einen Schmetterling im Frühling und zu fallen so sanft zur Erde,
Den Boden zu berühren, der uns das Leben gab, und eine schmelzende Freude im Lehm zu suchen;
Danach gehäuft in der Umarmung anderen am Boden zu liegen,
Mit nur eine zusätzliche einfache Hoffnung uns zu ernähren:
Daß wir uns nochmals in schnellen Kreisen erheben würden, wenn nur zur Melodie eines anderen
Noch einmal als zerstreuten Blätter zur Musik des Windes zu wirbeln,
Bis die Melodie verklingt und wir wieder zur Seite gesetzt werden,
Um den Biß des nächtlichen Frosts zu fühlen, bis die Stunde schlägt,
Wann wir an der Dunkelheit und der unvergänglichen Leere übergeben werden,
Ersetzt von den eifrigen neuen Rekruten des Frühlings.

Ihr Schneeflocken, die von jener gehäuften grauen Masse fallen,
Selbsttäuschung wird bald geheilt, wenn Ihr den Boden erreicht.
Beeilt nicht um Ihren Ziel zu suchen; Ihr werdet den nächsten Tagessonne nicht länger aushalten,
Und werdet verdammt, vor der Sicht wegzuschmelzen, vergessen so bald wie Träume;
Denn wir sind geboren, um innerhalb der Grenzen einer höheren Macht zu dienen,
Und werden weggeworfen, wann die Arbeit getan wird:
So schwach sind unsere vielgepriesenen Stärke, so kurz unsere aktiven Leben!
Können wir die Schwalben bleiben, oder die Jugendtagen zurückkehren heißen
Oder die Schmerzen der ersten Liebe nochmals finden, wann Frühling vor langer Zeit weg ist?
Befehlen wir die Welt oder sind wir nur ein Werkzeug der Zeit
Unsere Zeitspanne zu dienen und dann zurückzuziehen, und wie Sterne verfinstert werden,
Die vergeblich streben, um die Himmel zu herrschen, überstrahlt vom hellen neuen Tag?

Ihr tausend rauschenden Bäche, die über den Flor winden,
Mündet Ihre unlöschbaren Mächte zum breiteren Strom ein,
Daß die mächtige Flut auf ewig fließen darf!
Fließ du Fluß, mit deinem rollenden Gewässer durch den Boden des Tals,
Unter den tänzenden Blättern des Herbstes;
Rolle zum Meer mit deiner Bahn entschlossen,
Mit deiner Stärke durch den Winterschnee erneuert,
Und du könntest mich sehen, als ich mit Neid über deiner Sicht,
Als niedrigster Untertan der geringsten Brise segle;
Aber denk an meiner Seele, die noch ihr schlagendes Herz trägt
Wie ein früherer Gott, abgesetzt von seinem Sitz der olympischen Macht,
Der zu den Höhen dort oben schwebt, auf einem Roß der Herbstwinde.

Die Liebe hat nur eine entfliehende Chance zu gedeihen
Bevor unsere Leben durch die Herbsttagen verdorren sind,
Und unser kurzes Licht zu einem Schluß fläckert.
Also verstreue meinen Staub auf dem Rasen
Aber schau auf den fallenden Oktober Blättern
Und denk an meiner vorbeigleitenden Seele.
Glücklich ist die Erinnerung der vorbei schönen Zeit,
Wann ich in meiner Frühlings Pracht war,
Aber denk nicht mehr an mich es sei denn
Von unserem Tanzen die Jahre hindurch:
Flieg mit mir, während deine Gedanken fähig sind,
Und wir werden zusammen wirbeln, trotz unser Tränen.

Übersetzung: © David Paley